ADAGE reseau agriculture durable
association d'éleveurs en système économe en intrants, à base d’herbe,
répartis en 6 groupes locaux sur l’Ille-et-Vilaine

Maïs population

 

Produire ses semences paysannes de maïs :
visite jeudi 26/10/2017 de 10h30 à 12h30 à Lalleu (35)

L’Adage organise une visite de plate forme d’essais variétaux de maïs population pour découvrir le potentiel de ces variétés anciennes de maïs.  Ce sera la 8ème récolte et sélection de maïs population (sans hybridation) pour le groupe de l’Adage. Une belle occasion d’échanger sur la reconquête d’autonomie vis-à-vis de semences.
La sélection paysanne au service de la réduction des intrants et de l’autonomie des fermes :affiche-maïs-pop_Lalleu_2017

 

Qualimaïspop : évaluer les potentialités et les intérêts des maïs population pour l’alimentation des bovins

Dans le cadre du Pôle Agronomique Ouest (PAO), l’Adage s’est associé au travail de recherche sur la production et  la sélection de maïs population à la ferme. Une dizaine de fermes de l’Adage ont participé sur la période 2014 / 2015. Voici les principaux enseignements : qualimaispop-4pages

 

Loi Biodiversité de juillet 2016 : oui à l’échange de semences entre paysans

Extrait d’une analyse de Guy Kasler pour le Réseau Semences Paysannes, le 25 août 2016

« – 1) Le droit des paysans d’échanger leurs semences : un grand pas en avant

L’article 12 de la loi biodiversité élargit à tous les agriculteurs leur droit d’échanger leurs semences et plants dans le cadre de l’entraide, dès lors que ces semences et plants n’appartiennent pas à une variété protégée par un Certificat d’Obtention Végétal (COV). L’entraide est définie à l’article L.325-1 du Code rural comme « un contrat à titre gratuit, même lorsque le bénéficiaire rembourse au prestataire tout ou partie des frais engagés par ce dernier ». Elle « est réalisée entre agriculteurs par des échanges de services en travail et en moyens d’exploitation ». Les échanges de semences et plants entre agriculteurs échappent de ce fait à la réglementation de leur commercialisation. … Attention, ce droit d’échange n’est pas reconnu pour les semences fermières de variétés protégées par une COV (Certificat d’Obtention Végétal).

La reconnaissance explicite du droit d’échange pour tous les agriculteurs par la Loi biodiversité constitue aujourd’hui une avancée majeure pour la biodiversité cultivée et la réalisation des objectifs de l’agroécologie paysanne. »

Communiqué de presse : 2016-07-25_com-presse-du-collectif-semons-la-biodiversite

 

Evaluer l’intérêt des semences paysannes de maïs 

C’est la semaine des semences paysannes et pour la 5ème année, des éleveurs du Civam Adage s’apprêtent à récolter du maïs population, produit et sélectionné sur leur ferme.
Jeudi 18 septembre avait lieu une visite d’essai variétal à Rannée (35). 9 variétés* issues de semences paysannes de maïs ont pu être observées : précocité, tenue de tige, sensibilité aux maladies,… Les variétés Blanc de Monein et Lavergne ont fait l’objet de pesées entre 14 et 16 T de matière sèche/ha. Ces bons résultats seront complétés par l’analyse des valeurs alimentaires de ces fourrages.
Les observations et les données recueillis alimenteront le projet interrégional Qualimaïspop** qui vise à acquérir des références sur le comportement, la régularité et la sélection de ces maïs. A l’étude également, la mesure du potentiel de production d’azote par ha à partir de variétés population naturellement plus riches en azote.
Ce travail permet de porter un autre regard sur la culture du maïs en bas intrants, l’autonomie alimentaire et décisionnelles des fermes et la biodiversité cultivée***. Pour en savoir plus, prochaine visite de plate-forme d’essais en Ille et Vilaine, les 10,11 et 12 octobre au salon Ille et bio / La Terre est notre métier à Guichen (35).

Contact : Dominique Macé au 02,99,77,09,56 ou dominique.mace@adage35.org

*Vitrine de 9 variétés, conduites en AB : Rouge d’Astarac, Lavergne – Morineau, Green, Poromb, Grand Roux Basque, Boris-Lautrec, Agurtzan, Blanc de Monein et Lavergne
**Le projet Qualimaïspop est coordonné par le Pôle Agronomique Ouest dans le cadre de l’axe de travail APELA (Autonomie Protéique des Elevages Laitiers et Allaitants), présenté au SPACE le 17 septembre 2014.
***Du 20 au 28 septembre : semaine des semences paysannes (semencespaysannes.org)

 

Bilan de 2 années d’expérimentation en Bretagne,

Lire l’article

 

Aguartzan, Green, Lavergne, Poromb, Blanc de Monin, Portufec : Ces noms ne vous disent rien mais ce sont les ancêtres de vos maïs hybride. Venu d’Italie, d’Espagne ou du Pays Basque, l’Adage accompagne une expérimentation pour adapter ces variétés « non hybride » à nos conditions pédoclimatiques bretonnes. Alors ? Alors, c’est hétérogène et c’est très bien. La diversité génétique de ces maïs va leur permettre une grande adaptabilité au climat, au sol et aux pratiques. Grace à l’expression de cette diversité, l’agriculteur va pouvoir accélérer et orienter le travail de sélection.

Jennifer Kendal d’Agrobio Périgord nous appui dans ce projet : « Il faut 3 ou 4 ans pour stabiliser des premiers résultats. La première année, le stress de la délocalisation peut induire une hétérogénéité excessive ou des sensibilités à la maladie du charbon par exemple ».

La sélection qui s’effectue sur la semence de reproduction est dite « massale » car c’est au champ que le choix des épis se fait. La sélection positive consiste à ramasser l’épi que l’on souhaite conserver. Par exemple, on sélectionne 20 % des épis de la parcelle. La sélection négative procède par l’élimination de ce que l’on ne veut pas garder (à la levé, à la floraison, à la récolte). Pour cette technique, la pression de sélection sera moins forte.

Chaque agriculteur doit définir ses propres priorités pour la sélection. Voici quelques exemples de critères que nous avons utilisés en fonction de ce qui était observé sur la parcelle :

–         sur la plante : hauteur d’insertion des épis, tenue de tige, sensibilité au charbon, à la pyrale, …

–         sur l’épi : grains bien rangés, maturité/précocité, fécondation de l’épi jusqu’au bout, grosseur de l’épi, …

Chaque agriculteur essaiera de récolter au minimum 600 épis pour renouveler une parcelle d’essai maïs population. Certains n’auront pas plus, d’autres récolteront le surplus pour semer en maïs ensilage l’année prochaine.

Un premier bilan montre des résultats encourageants et le souhait des éleveurs de poursuivre ces expérimentations. Nous avons déjà levé une incertitude : la précocité des variétés population a été identique aux maïs hybrides des éleveurs ou tout au plus en retard de 10 jours.

Les panneaux « Produire ses semences paysannes » sont disponibles ici

 

ADAGE 35 | Pôle InPACT 17, rue du Bas Village CS 37725 | 35577 CESSON-SEVIGNE Cédex | Tél. 02.99.77.09.56 | contact@adage35.org